Date création : 30-03-2008 15:20:37
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FDISK
Index
- NOM
- SYNOPSIS
- DESCRIPTION
- AVERTISSEMENT CONCERNANT DOS 6.x
- OPTIONS
- BOGUES
- VOIR AUSSI
- TRADUCTION
NOM
fdisk - Gestionnaire de tables de partitions pour Linux
SYNOPSIS
fdisk [-u] [-b taille_du_secteur] [-C cylindres] [-H
têtes] [-S secteurs] périphérique
fdisk -l [-u] [périphérique ...]
fdisk -s partition ...
fdisk -v
DESCRIPTION
Les disques durs peuvent être divisés en un ou plusieurs disques logiques
appelés partitions. Cette division est décrite dans la table des
partitions qui se trouve sur le secteur 0 du disque.
Chez BSD, on parle de tranches de disque (« disk slices ») et d'étiquettes
de disque (« disklabel »).
Linux a besoin d'au moins une partition, en particulier pour la racine de
son système de fichiers. Il peut utiliser des fichiers et/ou des partitions
de swap, mais ces dernières sont plus efficaces. C'est pourquoi l'on dédie
en général une seconde partition Linux au swap. Sur le matériel compatible
Intel, le BIOS qui démarre le système ne peut souvent accéder qu'aux 1024
premiers cylindres du disque. Pour cette raison, les personnes possédant des
disques volumineux créent souvent une troisième partition, d'à peine
quelques Mo de large, montée typiquement en /boot, pour y conserver
l'image du noyau et quelques fichiers auxiliaires nécessaires au démarrage,
afin de s'assurer que ce matériel soit accessible depuis le BIOS. Pour
diverses raisons de sécurité, de facilité d'administration et de sauvegarde,
ou de tests, on peut avoir besoin d'utiliser plus que le nombre minimal de
partitions.
La première manière de lancer fdisk se fait via un programme piloté par
un menu qui permet la création et la manipulation des tables de partitions,
y compris les tables de partitions de type DOS, et les étiquettes de disques
BSD ou SUN.
Le périphérique est en général l'un des suivants :
- /dev/hda
/dev/hdb
/dev/sda
/dev/sdb
(/dev/hd[a-h] pour les disques IDE, /dev/sd[a-p] pour les disques SCSI,
/dev/ed[a-d] pour les disques ESDI, /dev/xd[ab] pour les disques XT). Un nom
de périphérique vaut pour le disque entier.
La partition est un nom de périphérique suivi d'un numéro de
partition. Par exemple, /dev/hda1 est la première partition du premier
disque dur IDE du système. Les disques IDE peuvent contenir jusqu'à 63
partitions, 15 pour les disques SCSI. Voyez également
/usr/src/linux/Documentation/devices.txt.
Une étiquette de disque de type BSD/SUN peut décrire 8 partitions, dont la
troisième devrait être une partition de « disque entier ». Ne faites pas
démarrer de partition utilisant réellement son premier secteur sur le
cylindre 0 (comme une partition d'échange), car cela détruirait l'étiquette
du disque.
Une étiquette de disque de type IRIX/SGI peut décrire 16 partitions, dont la
onzième devrait être une partition entière de « volume », alors que la
neuvième devrait être un « en-tête de volume ». L'en-tête de volume couvre
également la table des partitions, c.-à-d. qu'il débute au bloc zéro et
s'étend par défaut sur 5 cylindres. L'espace restant dans l'en-tête de
volume peut être utilisé par les répertoires d'en-tête. Aucune partition ne
peut empiéter sur l'en-tête de volume. Ne modifiez pas son type ni ne créez
de système de fichiers dessus, car vous perdriez alors la table des
partitions. N'utilisez ce type d'étiquette que lorsque vous travaillez sur
des machines IRIX/SGI ou avec des disques IRIX/SGI sous Linux.
Une table de partitions de type DOS peut décrire un nombre illimité de
partitions. Dans le secteur 0, il y a de la place pour décrire 4 partitions
(appelées « primaires »). L'une d'entre elles peut être une partition
étendue ; c'est une sorte de boîte contenant des partitions logiques, dont
les descripteurs se trouvent dans une liste chaînée de secteurs, chacun
précédant les partitions logiques correspondantes. Les quatre partitions
primaires, présentes ou pas, portent les numéros 1-4. Les partitions
logiques sont numérotées à partir de 5.
Dans une table de partitions de type DOS, le décalage de départ et la taille
de chaque partition sont conservés de deux façons : comme un nombre absolu
de secteurs (sur 32 bits), ou comme un triplet Cylindres/Têtes/Secteurs (sur
10+8+6 bits). La première manière fonctionne bien - avec des secteurs de 512
octets, cela marchera jusqu'à 2 To. La seconde possibilité souffre de deux
problèmes différents. Tout d'abord, ces champs C/T/S ne peuvent être remplis
lorsque l'on connaît le nombre de têtes et le nombre de secteurs par
piste. Par ailleurs, même si l'on connaissait ces nombres, les 24 bits qui
sont disponibles ne suffiraient pas. DOS utilise uniquement C/T/S, Windows
utilise les deux, Linux n'utilise jamais C/T/S.
Si c'est possible, fdisk déterminera automatiquement la géométrie du
disque. Ce n'est pas nécessairement la géométrie physique du disque (en
effet, les disques modernes ne possèdent pas à proprement parler quoi que ce
soit pouvant être assimilé à une géométrie physique, et encore moins quelque
chose pouvant être décrit par la forme simpliste Cylindres/Têtes/Secteurs),
mais c'est la géométrie de disque qu'utilise MS-DOS pour la table des
partitions.
D'habitude, tout se passe bien par défaut, et il n'y a aucun problème si
Linux est le seul système sur le disque. Néanmoins, si le disque doit être
partagé avec d'autres systèmes d'exploitation, c'est en général une bonne
idée de créer au moins une autre partition avec un fdisk d'un autre système
d'exploitation. Quand Linux démarre, il examine la table des partitions, et
essaie de déduire quelle est la géométrie factice dont on a besoin pour une
bonne coopération avec les autres systèmes.
Chaque fois qu'une table des partitions est écrite, on effectue un test de
cohérence sur les entrées de la table des partitions.Ce test vérifie que les
débuts et fins physiques et logiques sont identiques, et que la partition
commence et se termine sur une limite de cylindre (sauf pour la première
partition).
Certaines versions de MS-DOS créent une première partition qui ne commence
pas sur une limite de cylindre, mais sur le secteur 2 du premier
cylindre. Les partitions commençant au cylindre 1 ne peuvent débuter sur une
limite de cylindre, mais il est peu probable que cela pose problème à moins
que vous n'ayez également OS/2 sur votre machine.
Un sync() et un ioctl() BLKRRPART (relire la table des partitions à partir
du disque) sont exécutés avant la sortie quand la table des partitions a été
mise à jour. Il y a longtemps, il était nécessaire de redémarrer après
utilisation de fdisk. Je ne crois pas que cela soit encore le cas - en
effet, redémarrer trop rapidement pourrait causer la perte de données qui ne
seraient pas encore écrites sur le disque. Notez que le noyau et le disque
peuvent tous deux placer des données dans la mémoire tampon.
AVERTISSEMENT CONCERNANT DOS 6.x
La commande FORMAT de DOS 6.x recherche certaines informations dans le
premier secteur de la section de données de la partition. Elle considère
cette information comme étant plus fiable que celle de la table de
partition. La commande DOS FORMAT s'attend à ce que DOS FDISK efface les 512
premiers octets de la section de données d'une partition chaque fois qu'il y
a une modification de sa taille. La commande DOS FORMAT recherchera cette
information supplémentaire même si l'indicateur /U est indiqué - nous
considérons que ceci est un bogue des commandes DOS FORMAT et DOS FDISK.
Si vous utilisez cfdisk ou fdisk pour modifier la taille d'une entrée DOS de
la table des partitions, alors vous devrez également utiliser dd pour
mettre à zéro les 512 premiers octets de cette partition avant d'utiliser le
FORMAT DOS pour formater cette partition. Par exemple, si vous avez utilisé
cfdisk pour créer une entrée DOS dans la table des partitions pour
/dev/hda1, alors (après la sortie de fdisk ou de cfdisk et après avoir
redémarré Linux afin que les informations sur la table des partitions soient
valides) vous devriez utiliser la commande « dd if=/dev/zero of=/dev/hda1
bs=512 count=1 » pour mettre à zéro les 512 premiers octets de la
partition.
SOYEZ TRÈS VIGILANT si vous utilisez la commande dd, car une simple
faute de frappe dans la ligne de commande peut détruire toutes les données
de votre disque.
De façon à obtenir de meilleurs résultats, vous devriez toujours utiliser un
programme de table de partition spécifique au système d'exploitation. Par
exemple, vous devriez créer des partitions DOS avec le programme DOS FDISK
et des partitions Linux avec le programme Linux fdisk ou le programme Linux
cfdisk.
OPTIONS
- -b taille_du_secteur
-
Spécifier la taille des secteurs du disque. Les valeurs valides sont 512,
1024 et 2048. (Les noyaux récents connaissent la taille de
secteur. N'utilisez cette option que sur des noyaux anciens ou pour passer
outre l'avis du noyau.)
- -C cylindres
-
Spécifier le nombre de cylindres du disque. Je ne vois pas à quoi cela peut
servir.
- -H têtes
-
Indique le nombre de têtes du disque. (Pas le nombre physique, bien sûr,
mais celui utilisé pour la table de partitions.) Valeurs raisonnables : 255
et 16.
- -S secteurs
-
Spécifier le nombre de secteurs par piste du disque. (Pas le nombre
physique,bien sûr, mais celui utilisé pour la table de partitions.) 63 est
une valeur raisonnable.
- -l
-
Lister les tables de partitions des périphériques spécifiés puis se
terminer. Si aucun périphérique n'est fourni, ceux mentionnés dans
/proc/partitions (si ce fichier existe) sont utilisés.
- -u
-
Lors que l'on liste les tables de partitions, donner les tailles en secteurs
plutôt qu'en cylindres.
- -s partition
-
La taille de la partition (en blocs) est affichée sur la sortie standard.
- -v
-
Afficher le numéro de version de fdisk et se terminer normalement.
BOGUES
Il existe plusieurs programmes *fdisk. Chacun a ses points forts et ses
points faibles. Essayez-les dans l'ordre cfdisk, fdisk et sfdisk.
(En effet, cfdisk est un beau programme qui a des exigences strictes
quant aux tables de partitions qu'il accepte, et qui produit des tables de
partitions de haute qualité. Utilisez-le si vous le pouvez. fdisk est un
programme bugué qui fait des choses assez floues - d'habitude, il arrive à
produire des résultats raisonnables. Son seul avantage est qu'il fonctionne
sur les étiquettes de disque BSD, et d'autres tables de partitions non
DOS. Évitez-le si vous le pouvez. sfdisk est destiné uniquement aux
hackers - l'interface utilisateur est rebutante, mais il fonctionne mieux
que fdisk et est plus puissant que cfdisk. De plus, il peut être utilisé de
façon non interactive.)
L'option parted existe depuis peu. L'interface pour cfdisk est plus
agréable, mais cette option fait bien plus: elle permet non seulement de
redimensionner les partitions, mais également les systèmes de fichiers au
sein de celles-ci.
Le noyau ne sait actuellement pas traiter les étiquettes de disque de type
IRIX/SGI,et ne sait que partiellement traiter les répertoires d'en-tête
IRIX/SGI.
Il manque l'option « écrire la table des partitions dans un fichier ».
VOIR AUSSI
cfdisk(8), mkfs(8), parted(8), sfdisk(8)
TRADUCTION
Cette page de manuel a été traduite par Frédéric
Delanoy <delanoy_f AT yahoo DOT com> en 2002 et mise à jour
par Christophe Blaess en 2003.
La version présente dans Debian est maintenue par Jade
Alglave <jade DOT alglave AT ens-lyon DOT org>
et les membres de la liste <debian-l10n-french AT lists DOT debian DOT org>.
Veuillez signaler toute erreur de traduction par un rapport de bogue sur
le paquet manpages-fr-extra.
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